cahier I · feuillet 1 sur 1
Le bibliobus et les annexes de quartier
Ce qu'un bibliobus et une annexe de quartier apportent à une ville étendue, comment ils circulent entre les points d'arrêt et ce qu'on y trouve.
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Une ville étendue ne se dessert pas avec un seul équipement central. Le bibliobus et les annexes de quartier existent pour cette raison : rapprocher les collections et les services de lecteurs que la distance, les horaires ou la mobilité éloignent du bâtiment principal.
Ce que fait un bibliobus
Un bibliobus est une bibliothèque itinérante : un véhicule aménagé, chargé de quelques milliers de documents, qui suit un calendrier de haltes sur des points d'arrêt fixes. On y trouve des romans, des documentaires, des albums pour enfants, des bandes dessinées, parfois des revues et des disques. Le véhicule ouvre ses tablettes quelques heures, le temps d'une halte, puis repart vers le point suivant.
La contrainte principale est le volume. L'espace est compté, donc le fonds est renouvelé à chaque tournée : ce qui n'est pas là aujourd'hui peut revenir plus tard. Beaucoup de services de bibliobus permettent de réserver un document à l'avance pour le retirer à la halte suivante, exactement comme dans une annexe.
Ce qu'une annexe de quartier apporte
Une annexe n'est pas une petite médiathèque posée au hasard. Elle est installée dans un quartier éloigné du centre, souvent proche d'une école, d'un marché ou d'un centre social, pour capter des usages qui existent déjà : les sorties d'école, les courses, les permanences associatives. Son fonds est plus resserré que celui de l'équipement principal, mais il est choisi pour le quartier, et il tourne avec lui.
La règle qui vaut dans les deux cas est la même : une collection qui ne bouge pas s'épuise. Le fonds d'une annexe est renouvelé par rotation depuis l'équipement principal, ce qui permet au lecteur d'un quartier de voir arriver régulièrement des documents nouveaux sans quitter sa rue.
Comment on s'y repère
Trois repères suffisent pour utiliser ces services. Le calendrier : les haltes du bibliobus reviennent à jour fixe, et le décalage d'une semaine suffit à changer complètement l'offre. La réservation : un titre vu au catalogue peut être demandé pour une halte ou une annexe précise, ce qui évite un déplacement inutile. La carte : elle est la même partout, et un document emprunté au bibliobus se rend indifféremment dans n'importe quel point du réseau.
Ce que ces services changent
Ce qui se joue dans un bibliobus ou une annexe est moins un dépannage qu'une présence. Un enfant qui trouve un album à la sortie de l'école, un adulte qui emprunte un roman sur le trajet du marché, une personne âgée qui n'a plus à prendre deux bus pour rendre un livre : ces usages sont la raison d'être du réseau de proximité, et ils pèsent dans la façon dont une ville organise sa lecture publique.
Ce qui se prépare avant la halte
Une halte de bibliobus se prépare. Le lecteur consulte le catalogue, repère un titre et le réserve ; le document est chargé dans le véhicule pour le point d'arrêt demandé, et il attend là, sous le comptoir, le temps que son lecteur passe. Ce dispositif simple règle la principale limite du bibliobus, qui est l'espace : on ne vient pas seulement voir ce qui est là, on vient chercher ce qu'on a demandé.
Le prêt et le retour suivent les mêmes règles qu'ailleurs. Un document emprunté à une halte se rend à une autre halte, à une annexe ou au bâtiment principal, ce qui libère le lecteur du souci du retour. La durée de prêt est identique partout, comme la possibilité de prolonger un ouvrage. Et un document absent du véhicule garde sa place au catalogue : il reste réservable, exactement comme s'il était en rayon au centre-ville.
Sources consultées
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